Un anniversaire peut nous inviter à compter ce qui est passé. Je préfère me demander ce qui pourrait encore commencer.
L'expérience m'a donné du recul : sur les personnes, sur les affaires et sur la différence entre une promesse impressionnante et quelque chose qui peut réellement fonctionner. Elle m'a aussi montré tout ce que j'ignore encore.
C'est un bon point de départ.
Il y a une liberté particulière à ne plus avoir besoin de posséder toutes les réponses. Nous pouvons nous appuyer sur ce que nous avons appris tout en posant une question élémentaire. Nous pouvons reconnaître un schéma familier et laisser place à une autre explication. Nous pouvons recommencer sans prétendre que tout ce qui a précédé était inutile.
Dans la vie professionnelle, l'expérience est utile lorsqu'elle nous rend plus attentifs, et non plus certains. Un nouveau marché, un nouveau partenariat ou une nouvelle équipe mérite d'être compris dans sa singularité. La réussite d'hier peut servir de repère. Elle ne peut pas écouter à notre place aujourd'hui.
Je souhaite que le prochain chapitre accueille les deux : la confiance nécessaire pour contribuer et la curiosité de me laisser surprendre. Un travail qui a du sens, de bonnes conversations, du temps dehors avec Cooper et de la place pour des idées qui n'ont pas encore pris forme.
Tous les débuts n'ont pas besoin d'être spectaculaires. Parfois, c'est une conversation pour laquelle nous prenons enfin le temps, une compétence que nous décidons d'explorer ou un petit pas dans une direction qui nous semble juste.
L'expérience est un commencement, pas une ligne d'arrivée.
Je construis la confiance avant de développer les affaires.
